Restructuration du 56 rue de Lille : finalement c’est non !

Le Directeur général a subitement décidé de ne pas lancer la restructuration du 56 rue de Lille. Que faut-il en penser ? La CFDT vous livre son décryptage. 

Le projet de regroupement de toutes les équipes parisiennes sur le site A5-A6 de l’archipel 13 devait permettre de vider le site du 56 rue de Lille et d’engager une réhabilitation lourde de notre siège historique. La remise en cause de cette réhabilitation vient rebattre les cartes en maintenant des équipes (lesquelles ? ) au 56 de manière continue. Les équipes et collègues mobilisés sur ce projet apprécieront !

La CFDT ne peut imaginer que ce revirement brutal soit un caprice d’un DG voulant passer tout son mandat dans le 7ème arrondissement cossu. Ce comportement « balladurien » (le ministre de l’économie de cohabitation qui ne voulait pas quitter le Louvre) parait d’un autre temps. Certes l »histoire fourmille de grandes décisions prises pour des motifs petits voire mesquins. Mais nous ne pensons pas être en présence d’un fait du prince basé sur un intérêt purement personnel. Mais alors pourquoi diable ? Faute d’explication, la CFDT en est réduite à conjecturer sur les motivations potentielles  :

  • Crainte de perdre le bijou immobilier ? Il est vrai que déserter le 56, pour travaux, peut susciter des appétits tant publics (musée d’Orsay) que privés pour cette adresse de prestige. M. Sichel, dites-nous quelle était la menace redoutée ?
  • Peur d’y laisser sa bourse ? La restructuration du 56 est un projet coûteux. À n’en pas douter, la Commission de Surveillance devra décider de cet investissement. Peut-être a-t-elle déjà émis des réserves ou des interrogations? Les coûts viendraient en tout cas plomber les derniers exercices du mandat du Directeur Général, au risque d’en fragiliser le bilan. M. Sichel, éclairez nous sur le contexte de votre prise de décision ?
  • Poire pour la soif inextinguible de l’État ? Ne pas restructurer inscrit le 56 dans une forme de délaissement. La vente du 56 offrirait la certitude d’une contribution exceptionnelle à l’État. Ce serait commode pour ne pas désobliger notre tutelle (celle qui fait les DG) et de l’assurer d’une recette en cas de recul du résultat. M. Sichel, rassurez nous, vous n’avez pas fait réaliser des études à perte juste pour justifier l’abandon et la vente du 56 ?

La CFDT ne trouve pas à se réjouir de cette décision et ne privilégie aucune des options ci dessus : elles ne sont pas exclusives et peuvent même entrer en convergence. Olivier Sichel n’a pas placé sa décision d’emblée dans le cadre d’une consultation des instances représentatives des personnels qu’elle requérait. Son prédécesseur, Éric Lombard, n’a pas toujours été plus exemplaire, les dossiers Ivry et Courchevel en témoignent ! Mais au moins il avait su réunir les organisations syndicales pour présenter les options et conditions des alternatives Montparnasse-Ivry-Austerlitz.

La CFDT sera attentive à ce que les instances du personnel soient dûment consultées et vérifiera ensuite que les implantations CDC livrées offrent de bonnes conditions de travail pour tous les collègues. Les déménagements internes précipités à Bordeaux ou les limites déjà perceptibles des nouveaux sites d’Angers nous inquiètent sur la capacité des nouveaux « fiers lieux » à permettre le fonctionnement collectif des équipes.

La CFDT demande au Directeur Général de s’expliquer et surtout de présenter rapidement les conséquences de sa décision sur les projets en cours et l’implantation des équipes CDC parisiennes. Depuis le Flash RH, nos collègues attendent d’être fixés sur leur sort !