La Négociation Annuelle Obligatoire NAO est une obligation légale en France, issue de l’article L2242-8 du code du travail, pour les entreprises privées de plus de 50 salariés, dans lesquelles est au moins présent un représentant syndical. Elle porte notamment sur la politique salariale (rémunérations, temps de travail, partage de la valeur ajoutée … égalité professionnelle, qualité de vie au travail etc.)
La CFDT vous livre ci-dessous les 20 points prioritaires de la négociation annuelle obligatoire portés sur la table pour l’horizon 2026.
1- Une enveloppe d’évolution de la rémunération indiciaire de + 4 % se décomposant de la manière suivante :
- Une enveloppe managériale consacrée aux augmentations individuelles,
- Une enveloppe consacrée aux filières en tension,
- Une enveloppe consacrée aux jeunes de moins de 35 ans,
- Une enveloppe consacrée à l’harmonisation des rémunérations dans la perspective de la mise en œuvre de la Directive Européenne dite « transparence »,
- Une enveloppe afin d’assurer un niveau de promotion,
- Une enveloppe afin d’assurer un niveau de mobilité.
2- Des revalorisations en points et non en %
3- Une revalorisation du point d’indice de 10% au 1er janvier,
4- Avec une « clause de revoyure » au 30 juin.
5-Attribution de tickets restaurant avec possibilité d’une utilisation pour les restaurants de l’AGR.
6-Reprise et élargissement des revendications 2024/ 2023 pour les apprentis :
- Réviser de manière substantielle (25%) la grille de rémunération des apprentis,
- 13e mois,
- Augmenter les remboursements des frais d’équipements,
- Faire démarrer les contrats au plus tard le premier jour de l’année scolaire pour ne pas les pénaliser en salaire et intéressement.
7-Une augmentation du nombre de places en crèches.
8- Élargir l’offre de logements pour toutes les catégories de personnel.
9- Une révision de l’indemnité de télétravail à 5€ par jour.
10- Les indemnités de télétravail ne sont qu’un juste retour sur les économies faites sur la subvention employeur du restaurant d’entreprise.
11- Suppression du plafond d’indemnisation du télétravail.
12- Une influence sur les prestataires et les futurs appels d’offres dans l’objectif de les amener à s’aligner sur les mesures CDC les plus favorables.
13- Une augmentation du supplément familial,
14- Notamment vis-à-vis des familles monoparentales et des jeunes parents.
15- Revalorisation des familles monoparentales (mesure distincte du supplément familial).
16- La poursuite active d’une politique concrète visant l’égalité réelle en matière de rémunération et de carrières entre les femmes et les hommes.
17- L’attribution de points supplémentaires en fonction de l’ancienneté.
18- Une mesure relative au forfait mobilité durable de 800 € par an (au lieu de 300 €).
19- Une mise à jour et une « sanctuarisation » de la fiche portant sur le calcul de la GERI, à envoyer aux personnels.
20- Simulations pour mesurer la perte de pouvoir d’achat des personnes qui ont touché la GERI en 2025 (soit la période de l’accord cadre – 2020-2024). Perte de pouvoir d’achat qui risque d’être crantée pour de bon ! (Inflation de la dernière GERI versée 14,43%, inflation sur la période de la GERI mesurée par l’accord cadre, soit 2017-2024 : plus de 17%).
Afin de défendre au mieux vos intérêts, la CFDT recherchera ensuite, pour plus d’efficacité, une intersyndicale avec les deux autres syndicats représentatifs de salariés, l’Unsa et la CFE-CGC.
Vos correspondants CFDT :
- Patrick Borel : 06 71 90 57 47
- Nadim Farès : 06 83 62 70 32
- Patricia Durand : 06 71 90 65 82
- Estelle Le Bihan-Chauvin : 06 78 75 51 37
